Sortir de sa zone de confort, ça fait évoluer.

Je m’appelle Mohamed Doumbya.
Je suis né à Dakar.

J’ai commencé le sport très tôt, vers 7 ou 8 ans. Mais à la base, ce n’était pas le basket, c’était le football. J’étais plus dans le foot au début. C’est aux alentours de 2012 que j’ai commencé le basketball. J’ai pris goût petit à petit, et aujourd’hui ça a fait de moi le joueur que je suis.

Je viens d’une famille de sportifs, surtout des basketteurs. Beaucoup d’amour à mon oncle, c’est lui qui m’a vraiment donné cet amour du basket.

À un moment donné, j’ai dû faire un choix. Ce n’était pas facile de passer du football au basketball, mais dans les centres où je jouais, j’ai commencé à vraiment aimer ça. Après un ou deux mois, je savais déjà que c’était ce sport que je voulais continuer.

Je me rappelle très bien de mon premier dunk. C’était en 2013, lors d’un match amical. Il restait trois ou quatre minutes à la fin du match. Je prends la balle, je pars, et je claque mon premier dunk.

Dans mon centre, personne ne pensait que je pouvais faire ça. C’était comme un défi. Je m’étais entraîné pendant un ou deux mois pour ça. Et quand je l’ai fait en match, c’était un moment fort pour moi.

Très tôt, je me suis fixé un objectif : jouer à l’étranger. Sortir de ma zone de confort, découvrir autre chose, voir un autre niveau. Ce n’est jamais facile parce que tu arrives dans un pays où tu ne connais pas forcément les gens, ni l’environnement. Mais moi, j’aime les défis.

Mon passage à Urunani au Burundi m’a beaucoup marqué.

Ce n’était pas forcément la plus grande expérience de ma carrière, mais j’ai appris beaucoup de choses. Le style de jeu est différent, l’ambiance aussi, surtout avec les fans.

C’est grâce à Jean-Jacques que je suis allé là-bas. Il jouait dans l’équipe et m’a mis en contact avec le manager. Après mon championnat au Sénégal, je me suis dit pourquoi pas.

Quand j’étais au Burundi, j’ai été contacté pour venir au Rwanda, mais ce n’était pas encore décidé.

Après les vacances, j’ai parlé avec mon agent. Il m’a proposé plusieurs équipes, et j’ai choisi UGB.

Le coach me connaissait déjà avant que j’arrive.

Franchement, je ne regrette pas.

Quand je suis arrivé à Kigali, c’était nouveau pour moi. Mais j’ai aimé directement l’atmosphère. C’est un peu comme on voit à la télé. Je me sens à l’aise ici. Pas comme chez moi au Sénégal, mais à l’aise quand même. Et pour un sportif, c’est important d’être dans de bonnes conditions.

Le championnat est bon.  

Il y a de très bons joueurs, des internationaux. Parfois même, on dirait des Américains ou des Européens.

Porter le maillot de l’équipe nationale sénégalaise, c’est une fierté. C’est quelque chose que je n’oublierai jamais.

Ça fait ressortir mon côté compétitif, mais ça m’a aussi appris à être plus ouvert. Petit, j’étais quelqu’un de réservé. Le basket m’a aidé à aller vers les autres, à m’intégrer, à comprendre différentes personnes.

Le basket m’a appris beaucoup de choses.

Sortir de sa zone de confort, ça te fait évoluer. Tu découvres d’autres joueurs, d’autres façons de jouer, d’autres mentalités.

Ce n’est pas juste un championnat. Le basket est partout. Et c’est une expérience que je conseille à tous les jeunes joueurs sénégalais.

Ce que je veux laisser derrière moi ? Déjà, qu’on se souvienne de mon nom.

Mais surtout que les jeunes comprennent que même si tu commences tard, tu peux réussir dans le basket. Tout est une question de confiance.